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TITRE : LA PROMESSE DES TENEBRES

AUTEUR : MAXIME CHATTAM

ANNEE : 2009

 

 

 

 

 

 

RESUME

New York Mégapole de tous les possibles. De tous les excès.
Où la verticalité des buildings s'oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF.
Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire.
Où l'industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse.
Où l'on vend la mort filmée en direct.

Au coeur de ce maelström, le journaliste Brady O'Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l'enfer.

Celui de la Promesse des Ténèbres

 

MON BLABLABLA

Je me posais cette question depuis In tenebris. Mais que s'est-il passé avec le mari disparue d'Annabel pour qu'il soit aussi omnipresent dans ce roman sans jamais apparaître ?

J'ai eu ma réponse dans La promesse des ténèbres.

C'est un roman extrêmement déroutant qui met en scène Brady O'Donnel, reporter indépendant marié à Annabel O'Donnel, policier.

Brad vient de terminer son reportage, et, contrairement à son habitude, il n'a aucun projet d'avance. Lors d'une visite à son ami Pierre, qui est en phase terminal d'un cancer, ce dernier lui propose un sujet que Brad commence par rejeter tout en bloc. Quand Pierre lui parle de cette actrice porno, Rubis, qui a des choses à révèler, Brad se rend au rendez-vous par simple curiosité. Curiosité malsaine peut-être.

Le point de départ est là, avec cette rencontre qui finit par le suicide de Rubis, devant les yeux de Brad. Ce dernier mène sa quête car il veut savoir qui était Rubis et quel a été son parcourt pour qu'elle décide de se tirer une balle dans la tête. Tout cela pour découvrir qui il est vraiment. Quels sont ses instincts refoulés que la simple vue de Rubis a fait remonter à la surface ?
Plus il mène l'enquête, plus Brad descend dans les bas fonds underground de la société, faisant des rencontres hautes en couleur. Il atteint rapidement la base la plus primitive de la société à travers les habitants des tunnels à NY.

Plusieurs fois, il tente d'arrêter, mais c'est plus fort que lui, malgré les dangers que representent cette affaire et les risques qu'il encourt, il ne peut s'empêcher de chercher plus loin, de gratter la terre qui recouvre notre primitivité. Et il finit par se faire totalement engloutir par les ténèbres.

Il est effrayant de constater que par cette fiction, Maxime Chattam met le doigts sur nos instincts les plus primaires, notre nature la plus profonde, ce que, via un semblant de civilisation nous tentons de cacher au plus profond de nous même. Il y en a pourtant qui accepte de vivre avec cette bestialité tel que représente "La tribu". Cela donne à reflechir sur nos propres désirs, ce qu'on ose assumer ou pas.

Une histoire bien ficelée ou comme d'habitude, on s'attend pas à cette fin qui nous entraîne dans les profondeurs de l'âme humaine.