couv12196226

TITRE : LE DON DU LOUP

AUTEUR : ANNE RICE

ANNEE : 2014

NBS DE PAGES : 603



RESUME

Quand Reuben, 23 ans, est mandaté par le San Fransisco Observer pour écrire un article sur la propriété de l'énigmatique Merchent Nideck, celui-ci est loin de se douter que sa vie va en être bouleversée. Dans la grande demeure perchée sur le balcon rocheux surplombant le Pacifique, une irrésistible alchimie s'opère entre Merchent et le jeune homme. Mais leur nuit idyllique tourne au cauchemar quand Reuben est violemment attaqué - et mordu- par une bête sauvage.

Commence alors pour lui un processus de transformation à la fois terrifiant et exaltant. Bientôt, Reuben se découvre des pouvoirs d'homme-loup : un terrible secret qui interroge son identité même et sa nature. Pourquoi a t-il reçu le don du loup ?

MON BLABLABLA

603 pages. Ce fut long, trop long.
Je sais que cette chronique ne commence pas bien. J'avoue que cette lecture m'a laissé perplexe. Je suis incapable de dire si j'ai aimé ou non cette histoire. J'y ai trouvé des choses intéressantes, des moments sympathiques mais sur plein de sujets, je n'ai pas été emporté par le livre.
Je m'attendais à lire avec Anne Rice, un récit exaltant, une intrigue à couper le souffle. Mais non. Y a une intrigue mais pas à couper le souffle et quant au récit exaltant, il l'aurait été s'il ne s'était pas étendue sur la longueur.

Reuben est un jeune homme de 23 ans, bien né et dont les capacités à écrire lui a été transmise par son père, poète. Il travaille comme reporter pour le San Fransisco Observer, un journal local et il est envoyé chez Merchent Nideck, une femme de quelques années son aîné afin de faire un article sur la maison de son oncle Félix. Cet article a pour but d'aider à la vente de la propriété. Une étrange alchimie nait entre eux et après quelques heures, les deux protagonistes deviennent des amants. Amants de courte durée car la nuit suivante, Merchent est assassinée et Reuben attaqué à son tour avant l'apparition d'une bête mystérieuse qui tue les assaillants et mord Reuben qui s'en sort.

Il s'en sort, mais change. Transmute. Les analyses en laboratoire se désagrègent sans qu'il y ait d'explication. Il guérit à une vitesse peu commune et commence à entendre des voix, sa pilosité augmente. Reuben s'isole et cherche à comprendre les causes de tous ses changements. Une nuit, une voix pleine de détresse est plus forte que les autres, la transformation s'active et part la sauver. A partir de ce moment, et via les voix qu'il entend, Reuben comprend son nouveau rôle.

Les trois quart du livre raconte l'apprentissage de Reuben en tant qu'homme-loup. Compte-tenu de la répétition des actions et du fait que l'action ne soit prédominante dans cet opus, la lecture m'a paru longue et étouffante. De même, j'aurais pensé que Merchent avait un rôle beaucoup plus important dans l'intrigue mais il n'en est rien. Elle semble assez centrale à l'histoire au début du livre mais meurt assez rapidement.
Dans l'ensemble, j'ai eu assez de mal à m'attacher aux personnages. D'ailleurs, je n'ai rien ressenti d'exceptionnel. Le personnage pour qui j'ai ressenti un peu de compassion est la mère de Reuben, Grace, qui se bat tout le long du roman afin de venir en aide à son fils, pour comprendre pourquoi il est devenu si distant et les causes de son changement, sans jamais en recevoir les réponses. Si le récit à gagné en fluidité de lecture, l'auteur a perdu le piquant qu'elle mettait dans ses personnages. Reuben, Laura et les autres sont si fades à côté de personnages tel que Louis, Lestat ou encore la Belle. C'est vraiment dommage. De même, Anne Rice est à mon sens la reine du fantastique moderne. Or ici, le fantastique s'écroule au profit d'une explication ethnologique et scientifique de l'homme-loup, c'est vraiment dommage. Je ne demandais pas du 100% fantastique mais de là à donner que dans le rationnel, y a une limite à tout, surtout avec un mythe tel que celui-ci. Après, je peux comprendre son choix et je le respecte et la théorie se tient à 100%. Je pense qu'un mélange des deux auraient rendu le tout plus mystérieux. J'aime bien quand il y a quand même une part de mystère qui est préservée, ça ouvre l'esprit à d'autres perspectives, ça fait réfléchir. 

Je vous disais que je n'avais pas accroché avec les personnages. Je vais surtout vous en parler de deux : Reuben et Laura.
Reuben a été pour moi un vrai challenge. J'ai eu du mal à l'appréhender et à comprendre son mode de pensée tout en ayant essayé de toutes mes force. Il s'habitue très rapidement à sa condition d'homme-loup. Soit. Mais il ne s'en étonne qu'à moitié. Hein ? Il n'a ni peur, ni d'appréhension. Bon...
Sa morale est mise à l'épreuve, non pas à son premier meurtre en tant que loup, mais quand, par accident il contamine une des personnes qu'il devait protéger.
Il y a un tas de petites choses de ce genre que je n'ai pas saisi. Qui ne m'ont pas paru logique.
Au final, je ne l'ai pas détesté, mais je n'ai pas eu de sentiment particulier à son égard.
Laura est la seconde petite amie de Reuben. Après Céleste, il a choisi la pure et douce Laura. Pour moi, elle fait un peu potiche surtout. Acceptant tout de Reuben, elle est toujours en retrait. Sa dévotion est certes une magnifique preuve d'amour mais j'aurais aimé qu'elle soit un peu plus active. On a l'impression qu'elle aime davantage la bête qui est en Reuben que le jeune homme lui-même, même si elle lui avoue ses sentiments.

Pour conclure, un mythe revisité très intérressant mais qui aurait gagné en intérêt s'il n'avait pas été si long.