les-terres-du-dalahar-803306-250-400

 

TITRE : LES TERRES DU DALAHAR
AUTEUR : SYLVIE BARRET
ANNEE DE PARUTION : 24 AOUT 2016
EDITION : J'AI LU POUR ELLE - CREPUSCULE

 

 

 

 

 

 

 

 

RESUME

Ébranlée par une histoire malheureuse, Éléonore Duvivier fuit la France pour le Canada afin d'y poursuivre ses études dans le réputé département informatique de l'Université de Montréal. Elle est accueillie sur cette terre lointaine par sa tante, installée là-bas avec sa famille depuis de nombreuses années. Très vite, celle que tous surnomment Léo découvre qu'elle marche involontairement sur les traces d'une fille assassinée quelques mois plus tôt et dont elle rencontre l'étrange frère. Aussi sublime que taciturne, Mathias Gardner la trouble plus que de raison. La beauté de la jeune française séduit par ailleurs Jonathan Dussaunier, le charismatique et séduisant capitaine de l'équipe de hockey sur glace de la fac. Partagée entre ces deux garçons que tout oppose, Léo se laisse porter par les événements jusqu'à ce qu'elle mette la main, par le plus grand des hasards, sur un mystérieux objet d'argent dissimulé sous sa table en salle de cours.

 

MON AVIS

Eléonore Duvivier, étudiante française, s’exile à Montréal pour tirer un trait sur une histoire douloureuse. C’est auprès de sa tante Agnès et de sa cousine Sandy que Léo, car tel est son surnom, espère repartir de zéro.
C’est bien sûr sans compter sur l’arrivée de Mathias Gardner et Jonathan Dussaunier qui vont mettre toutes les bonnes résolutions de l’héroïne à mal. Ces deux hommes, mais aussi la terrible tragédie qui s’est déroulée sur le campus l’année précédente. La sœur de Mathias, Eorin,  a été assassinée et le responsable n’a toujours pas été puni.
Et par un fait qu’elle n’explique pas, Eorin semble vouloir rentrer en communication avec elle, à travers ses rêves. Son année universitaire débute très fort, devant à la fois s’habituer au dépaysement, à un nouveau rythme mais aussi tous ces évènements étranges qui se déroulent autour d’elle. Heureusement, Sandy est d’un soutien à toute épreuve, de même que Noémie, sa voisine de palier et nouvelle amie.

Sans le savoir, Eléonore va faire connaissance d’un peuple qu’elle ne pensait exister que dans les contes et dans la fantasy. Un monde de lumière qui comporte aussi des dangers et sur lequel de sérieuses menaces planent.  C’est au côté de Mathias, Elawen, Anwen et Andréas (les autres membres de la famille de Mathias) que notre héroïne va devoir se battre pour sauver tout un peuple des ténèbres. Un peuple auquel elle se sent attachée.

Léo trouvera t-elle à temps les codes menant aux réponses ?
Saura-t-elle se montrer assez courageuse ?
Saura-t-elle mettre ses doutes de côté pour Mathias ?

En me lançant dans cette lecture, je ne savais pas à quel peuple l’auteur allait me confronter. C’est avec autant de stupeur que d’appréhension que j’ai découvert qu’il s’agissait des elfes. La quatrième de couverture étant évasive sur le sujet, ce fut une réelle surprise. La suite de ma lecture s’est déroulée avec appréhension je dois l’avouer. Ma dernière expérience avec ces êtres de lumière s’étant plutôt mal terminée, j’ai craint de ne pas être du tout emballée par la suite. Heureusement, ce ne fut pas le cas.
L’auteur nous raconte l’histoire d’une plume fluide, comme à son habitude, et nous laisse tourner les pages avec fébrilité sans que nous nous en rendions compte. Une belle histoire d’amour se développe au fil des pages, laissant place à toutes les teintes d’émotion qui peut s’en dégager : doute, passion, la fébrilité, la peur, l’appréhension, les remises en question. L’auteur joue en permanence avec les intentions des deux prétendants. A qui Léo doit-elle faire le plus confiance ? Mathias ou Jonathan ?

Eléonore est une jeune femme vive et intelligente. Fragilisée par une histoire d’amour passée, elle reste néanmoins une femme entière et forte. Elle sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à se mettre en danger pour poursuivre ses convictions, quitte à inquiéter ses proches et se mettre à dos certains camarades. Elle a, comme beaucoup, des moments de doute où elle se remet beaucoup en question et se prend la tête. Quitter la France pour Montréal dans l’espoir de cicatriser de cette histoire va lui apporter bien plus qu’elle ne l’avait espérer. J’ai beaucoup aimé son tempérament de feu, la passion qu’elle met dans chaque décision qu’elle prend. Loin de l’héroïne nunuche qu’on peut trouver dans d’autres romans du genre, Léonore a le mérite de rester constante du début à la fin du roman.
Autour d’elle gravite deux soupirants dans un genre différent. D’un côté Mathias, le « brun ténébreux », mystérieux et assez antipathique à son apparition. On apprend à l’apprécier et découvre même que la première impression qu’il donne n’est pas exactement ce qu’il est en réalité. Parfois un peu pénible à force de vouloir se montrer hyper-protecteur, Eléonore est son oisillon qu’il tente de protéger à tout prix.  Il incarne le parfait chevalier sombre, mystérieux, calme et réservé, un brin ours bougon, à l’instar de Jonathan, la coqueluche du campus, chef de l’équipe de hockey sur glace, tombeur de filles, en permanence entouré d’une cours d’admirateurs. Il tente à plusieurs reprises de séduire Eléonore mais sa goujaterie et sa suffisance l’exaspèrent. Néanmoins, le trouble qu’elle ressent à son contact est réel et il lui est bien difficile de résister.

Un doux mélange de fantastique, de romance, de suspens, un bon cocktail qui fait de cette lecture un dépaysement assuré. Nous y découvrons un autre pays mais aussi un autre monde – Le Dalahar -  où la hiérarchie et les règles sont totalement différentes. Je me suis un peu réconciliée avec les elfes (et ce n’était pas gagné).
Seul bémol, parce qu’il en faut bien un malheureusement, je n’ai pas été très surprise par cette histoire. Je parle évidemment au niveau de la trame des événements. Il n’y avait pour moi pas vraiment d’éléments de surprise, mais je pense que c’est intimement lié au genre et au thème. Et j’aurais aimé que l’affrontement final soit un peu plus développé et avec un peu plus de risques pour le Dalahar.

Ceci dit, j’ai pris du plaisir à cette lecture et c’est ma foi, la seule chose qui compte à mes yeux.